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l’Humanité
JO Tokyo. Ces exilés du sport qui ont trouvé refuge grâce à l’olympisme
Article mis en ligne le 26 juillet 2021

La délégation des réfugiés attendait depuis plus de 4 ans ce 23 juillet, jour de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympique de Tokyo. Elle a défilé vendredi dans le stade olympique juste derrière la Grèce qui, traditionnellement, ouvre la marche. Et même si les clameurs habituelles n’y étaient pas – seulement 1000 invités triés sur le volet en raison de la pandémie- le seul bonheur de vivre ce moment l’a emporté sur tout le reste.

Tout a commencé lors des Jeux de Londres en 2012, où, Guor Marial ayant fui la guerre civile au Soudan, participe à l’épreuve du marathon olympique avec les athlètes indépendants. Il est le premier athlète réfugié à participer au Jeux. Mais c’est en pleine crise migratoire et lors de la conférence des Nations Unies en 2015 que le projet de créer une équipe olympique des réfugiés (EOR) à Rio 2016 est annoncé par le Comité International Olympique (CIO). « C’est un signal envoyé à la communauté internationale, à savoir que les réfugiés sont des êtres humains et un enrichissement pour la société », déclare à l’époque Thomas Bach président du CIO. Mais pour celui-ci, cette équipe offre bien plus encore. Elle envoie un message d’espoir, de solidarité au monde entier et sensibilise sur les tragédies que vivent les dizaines de millions de personnes déplacées sur la planète.

Une nouvelle équipe pour Tokyo

Suite au succès de la première participation à Rio, dès 2018 le CIO annonce la participation d’une nouvelle délégation pour les Jeux Olympique de Tokyo. (...)

À Tokyo, ils seront finalement 29 à vivre le rêve de toute une vie. Mais au-delà de l’aspect sportif, le but affiché dépasse largement les arènes sportives : « cela doit aussi les aider à se construire un avenir après les Jeux » affirme le Comité Olympique. (...)