Bandeau
mcInform@ctions
Travail de fourmi, effet papillon...
Descriptif du site
Genre en action
IVG : DES LOIS ET DES LUTTES
Article mis en ligne le 27 avril 2014
dernière modification le 22 avril 2014

Jeudi 17 avril 2014, Genre en Action participait à un séminaire sur l’IVG organisé par le laboratoire de recherche "Les Afriques dans le Monde" (LAM), de l’Université de Bordeaux.

Les faits sont sans appel. Interdire l’avortement n’a jamais empêché les femmes de le pratiquer et ce, d’autant plus massivement qu’elles ont des besoins contraceptifs insatisfaits. C’est dans les pays qui punissent l’avortement qu’on le pratique le plus et que la mortalité maternelle est la plus élevée.

Claudy Vouhé, présidente de Genre en Action, et Mathilde Fois-Duclerc, actuellement en stage au sein de l’association, ont présenté un panorama général des droits et des pratiques de l’avortement dans le monde, puis plus particulièrement en Afrique francophone.
Les faits sont sans appel. Interdire l’avortement n’a jamais empêché les femmes de le pratiquer et ce, d’autant plus massivement qu’elles ont des besoins contraceptifs insatisfaits. La mise en perspective des législations sur l’avortement et du taux de prévalence contraceptive est à cet égard très parlante. Il apparaît même que c’est dans les pays qui punissent l’avortement qu’on le pratique le plus et que la mortalité maternelle est la plus élevée.

Autre constat saisissant : l’avortement provoqué, un acte des plus bénins s’il est réalisé par une personne qualifiée et dans de bonnes conditions sanitaires, est un véritable problème de santé publique en Afrique francophone, où plus de la moitié des avortements réalisés sont « à risque ». En Afrique, on estime qu’environ 40 000 femmes meurent chaque année des suites d’un avortement clandestin, et que plusieurs millions de femmes souffrent de complications parfois graves et souvent mal soignées. Faut-il préciser qu’encore une fois, ce sont les jeunes filles et les pauvres qui sont le plus durement frappées ?

Plaidoyer pour l’avortement en Afrique : santé publique ou droits des femmes ? (...)