
Chez les défenseurs et défenseuses de l’écriture inclusive, tout le monde n’a pas le même ouvrage de référence. Pour nous, il s’agit du deuxième numéro de la revue lesbienne Well Well Well, paru courant 2015, écrit de A à Z en suivant les principes de ce que les rédactrices y nomment la « grammaire égalitaire ».
À l’intérieur du magazine, un sujet sur l’importance d’enrayer la masculinisation de la langue française, un petit précis de grammaire égalitaire afin d’expliquer clairement les règles suivies par la rédaction de la revue, et un éditorial dans lequel la rédactrice en chef (fallait-il la rebaptiser « rédactrice en cheffe » ?) Marie Kirschen affirmait l’importance de « remettre en question le symbolisme de notre langue et [...] en finir avec l’invisibilité du féminin ».
Branle-bas de combat depuis la publication du manuel Hatier
Sur Twitter, cela fait des années que le débat fait rage entre les pro-écriture intuitive et les autres, les trolls n’ayant pas beaucoup d’efforts à fournir pour railler celles et ceux qui voudraient que, dans la langue française comme ailleurs, le masculin cesse de l’emporter par défaut. (...)
C’est fou le nombre de personnes qui crient au scandale et se sentent personnellement meurtries lorsqu’on offre juste un peu plus d’égalité ou de liberté aux autres, sans les priver de rien. (...)