Le préfet a huit jours pour installer des points d’eau, des douches et des sanitaires près d’un gymnase de Grande-Synthe.
La plus haute juridiction administrative donne un délai de huit jours au préfet pour installer ces équipements « en nombre suffisant », et « mettre en place des maraudes d’information (...), à l’occasion desquelles des documents dans les langues principales, dont le Sorani, seront remis aux migrants pour les informer de leurs droits », peut-on lire dans son ordonnance consultée par l’AFP. (...)
Saisi en référé, par neuf associations rejointes par la commune de Grande-Synthe qui voyaient dans les « conditions de vie » de ces migrants et « l’inaction » de l’Etat une « violation de leurs droits fondamentaux », le Conseil d’Etat annule ainsi une décision du tribunal administratif de Lille datée du 9 mai. (...)
« C’est une véritable victoire (...) Le Conseil d’Etat reconnait que l’Etat a failli à sa mission de protection. La commune de Grande Synthe a du pallier sa carence » a réagi dans un communiqué l’avocat de la commune, Patrice Spinosi.
La commune engagera également, « dans les semaines à venir, une action indemnitaire contre l’Etat pour le contraindre à participer aux importantes dépenses » engagées en vue de « l’accueil décent » des migrants, a-t-il annoncé.