La décision de la France, qui privilégie la cohérence de sa politique environnementale, est contestée par des parlementaires américains, qui ont adressé une lettre à Emmanuel Macron.
Le groupe Engie (ex-GDF-Suez) ne finalisera pas son contrat de 6,9 milliards de dollars (5,9 milliards d’euros) pour importer du gaz naturel liquéfié (GNL) américain sur une période de vingt ans. L’énergéticien a confirmé au Monde, mardi 3 novembre, la fin des discussions commerciales avec le groupe NextDecade. Ce contrat était au cœur d’un bras de fer entre Engie et le gouvernement français, pour une fois discrètement aligné sur les positions des associations écologistes. (...)
La fracturation hydraulique, qui permet d’extraire le gaz de schiste, est une pratique interdite en France. Le fait d’en importer massivement par un groupe au sein duquel l’Etat joue un rôle important aurait représenté une contradiction pour les pouvoirs publics – qui viennent justement de s’engager à ne plus apporter de garanties publiques de crédit à l’exportation pour des projets de gaz ou de pétrole de schiste. (...)
Au sein d’Engie, l’annonce de ce projet avait suscité des réticences très fortes, certains y voyant un contrat en rupture avec l’image de champion de la transition énergétique que le groupe tente de bâtir.
« C’est une révolution chez Engie, on ne prend jamais ce genre de risque à cause de la polémique sur le sujet en France », s’alarmait un très haut cadre de l’entreprise, qui y voyait « un mauvais signal ». (...)