Le tribunal correctionnel de Blois dans le Loir-et-Cher a convoqué un père et son fils, soupçonnés d’avoir exploité deux migrants sans papiers égyptiens dans une casse automobile du département, sans jamais les avoir rémunérés. Les deux victimes étaient également logés dans des « conditions indignes ».
(...) Ils sont accusés d’avoir recruté deux migrants égyptiens sans papiers dans un campement sauvage du nord de Paris, près de la Porte de la Chapelle. Les deux hommes leur avait alors promis logement et rémunération. Leur tâche : démonter des pièces détachées et remettre en état des véhicules.
Les deux Égyptiens, âgés d’une vingtaine d’années, n’ont jamais été rémunérés en plus de 18 mois de travail. Selon la gendarmerie, le chiffre d’affaires réalisé grâce aux deux migrants s’est élevé à environ 160 000 euros. Le préjudice aux prestations sociales est, lui, estimé à 60 000 euros.
Interpellés début décembre, les deux accusés originaires d’Ile-de-France sont notamment poursuivis pour soumission d’une personne vulnérable dépendante à des conditions d’hébergement et de travail indignes, et aide à l’entrée, à la circulation et au séjour irrégulier d’étrangers en France.
Les deux sans-papiers égyptiens avaient été interceptés par les autorités lors d’un banal contrôle routier. (...)