
Dans les prochaines semaines, plus de 600 personnes risquent une expulsion sans solution de relogement. En vue de la fin de la trêve hivernale, ce vendredi 31 mars, de nombreuses personnes logeant dans des habitats précaires (squats et campements) sont cibles de procédures judiciaires, exigeant leur expulsion.
Sur ces campements et squats, de nombreux enfants, femmes enceintes, personnes vulnérables, familles et hommes seuls risquent d’être expulsés, sans que l’État ne leur apporte la prise en charge qui leur est pourtant due en respect de la loi.
Des expulsions à répétition.
La grande majorité des personnes ont déjà été expulsés à plusieurs reprises de leurs différents lieux de vie. Ces expulsions à répétitions, ainsi que le manque de solutions apportées par les pouvoirs publics, entretiennent une destruction systématique des parcours de santé et de scolarité, encourageant une précarisation plus grande pour les personnes exilées.
Sur les campements et squats sur lesquels nous intervenons, ces conséquences touchent :
- 240 hommes
- 106 femmes
- 92 enfants
- 160 jeunes en recours de minorité (MNA)
Soit un total de 602 personnes, menacées d’expulsion dès demain, enfermées dans un cercle vicieux de précarité accrue et d’instabilité.
Un phénomène cyclique et systémique. (...)
Comme l’a déclaré Olivier Klein, ministre délégué au logement et à la ville, “Aucun enfant à la rue cet hiver”, mais qu’en est-il le reste de l’année ? La fin du froid hivernal autorise t’-il la préfecture à remettre encore une fois des enfants, déjà extrêmement précarisés, à la rue ?
La préfecture et la mairie doivent respecter le droit à l’hébergement, mettre fin aux cycles des expulsions sèches et sans solutions effectives.