Depuis la décision du 24 juin de la Cour suprême des Etats-Unis de revenir sur le droit constitutionnel à l’avortement, les Etats américains peuvent légiférer pour modifier les règles relatives à l’interruption volontaire de grossesse sur leur territoire.
L’Indiana a approuvé, vendredi 5 août, une série de restrictions interdisant l’avortement, à quelques exceptions près : l’interruption de grossesse est encore possible en cas de viol ou d’inceste, pour protéger la vie et la santé physique de la mère ou si le fœtus est diagnostiqué avec une anomalie mortelle. Jusqu’à présent, l’Indiana autorisait l’avortement jusqu’à la 22e semaine.
Cette mesure a été votée vendredi par la Chambre des représentants (62 contre 38) et le Sénat (28 voix contre 19) de cet Etat du Midwest. Dans la foulée, le républicain Eric Holcomb, a signé la nouvelle loi, permettant son entrée en vigueur. (...)
A l’inverse, les électeurs du Kansas, autre Etat du Midwest, se sont prononcés mardi pour le maintien de la garantie constitutionnelle sur l’avortement, mais les Etats voisins du Missouri et de l’Oklahoma ont imposé des interdictions quasi totales. Le Missouri n’admet ainsi pas d’exceptions en cas de viol ou d’inceste.
D’autres Etats, dont la Californie et le Kentucky, doivent voter sur la question en novembre, en même temps que les élections de la mi-mandat au Congrès, au cours desquelles républicains et démocrates espèrent mobiliser leurs partisans autour de l’avortement.