
forcément, la peur est présente. Surtout celle de perdre son emploi en cas de confrontation entre le témoignage du client et celui de la femme de chambre, comme l’explique Aida :
« Vous pensez que les managers vont croire qui dans ce cas-là ? Beaucoup de personnes nous traitent comme si nous valions moins que rien, pire que des poubelles. On ne veut pas avoir de problème. C’est le métier que nous avons choisi pour faire vivre nos familles. On doit penser à elles. »
Boutons panique et cours d’auto-défense
Pour éviter ce genre de situation, les deux membres de Local 6 et du comité de sécurité de leur hôtel militent pour de nouvelles conditions de travail.
(...)Le 1er août, date de la prochaine audience de l’ancien directeur du FMI, les deux femmes ne savent pas si elles seront devant le tribunal de Centre Street. « C’est une chose que nous n’avons pas encore décidée, précise Aïssata Bokoum. Nous voulons que cette affaire se termine. Mais en tant que déléguées du syndicat, nous sommes là pour soutenir nos membres. Quelque que soit ce qu’il s’est passé, nous la soutenons, comme Dominique Strauss-Kahn qui a des gens qui l’appuient, qu’il soit coupable ou innocent. »
L’affaire DSK aura eu le mérite de faire connaître Local 6 et, certainement d’avancer les discussions entre le syndicat et les hôtels pour mieux protéger leurs employés. Quant à espérer que toute cette communication autour du renforcement de la sécurité de ces hôtels fasse baisser la criminalité de ces clients et poussent les victimes à parler, rien n’est moins sûr.(...) Wikio