La France s’apprête à autoriser une exploitation aurifère en Guyane à très haut coût écologique… et financier.
Dans le Télégramme du 4 mai Isabelle Autissier nous alerte « Au cœur de la forêt primaire, à moins de 500 mètres d’une réserve biologique intégrale, où s’ébattent 127 espèces protégées, cette mine exigerait l’acheminement et l’utilisation de 57 000 tonnes d’explosifs et 46 000 tonnes de cyanure. On nous assure que tout ira bien. Ces produits hautement dangereux chemineront sur près de 2OO kilomètres de piste, seront stockés, utilisés et confinés en pleine forêt équatoriale, loin de toute technologie d’urgence, avec des garimpeiros illégaux pour voisins.
Il suffit de voir les désastres advenus au Brésil pour comprendre. (...)
Des chercheurs australiens et chinois viennent de comparer le coût de l’extraction de l’or à celui issu du recyclage. Résultat : il est 24 fois moins cher de recycler nos vieux appareils électroniques que de saccager notre environnement. Un peu de bon sens, s’il vous plaît ! » (...)