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Au cœur de l’Angleterre, une forêt high-tech mesure l’impact du CO2
Article mis en ligne le 21 avril 2017
dernière modification le 17 avril 2017

Dans la forêt de Mill Halft en Angleterre, une équipe de spécialistes a mis au point une expérience au protocole futuriste pour observer l’impact du CO2 sur les arbres. Ils cherchent à observer si les végétaux compenseraient les taux de gaz annoncés pour la moitié du 21e siècle dans l’atmosphère.

Tandis que la Chine s’apprête à accueillir sa première forêt verticale anti-pollution en 2018, le Royaume-Uni aussi se tourne vers la technologie pour préserver et mieux comprendre l’impact des phénomènes climatiques sur les forêts. Dans le comté de Staffordshire, situé dans le centre de l’Angleterre, une forêt entière accueille ainsi une expérimentation destinée à mesurer l’impact du dioxyde de carbone sur son écosystème.

Le projet est porté par Rob MacKenzie, directeur du Birmingham Institute of Forest Research (BIFoR), également professeur à l’Université de Birmingham en géographie et sciences de l’environnement. Accompagné de toute une équipe de chercheurs, il a mis au point un véritable laboratoire extérieur dans la forêt de Mill Haft, rapporte le site de la BBC. Les arbres de la forêt ont en effet été entourés par des mâts de vingt-cinq mètres de hauteur, qui propagent de fortes quantités de dioxyde de carbone. (...)

L’intégralité du site est fermé à l’aide d’une clôture de trois mètres de haut. Pour parfaire ce décor digne d’un film de science-fiction, de longs tuyaux argentés serpentent le long du sol entre les arbres. (...)

Mill Haft Une forêt coupée du reste du monde

En menant ce protocole expérimental, les chercheurs espèrent pouvoir déterminer comment les forêts réagiront aux forts taux de dioxyde de carbone annoncés pour le milieu du 21e siècle. Pour ce faire, la forêt a nécessairement dû être coupée du reste du monde, pour éviter qu’une intervention humaine ne vienne perturber les résultats de l’expérience (...)

« La terre nous offre un fantastique service gratuit en absorbant le dioxyde de carbone, et il y a des incertitudes quant à la quantité de carbone qui entrera dans les sols… mais il n’y a aucune chance pour que cela compense les changements climatiques », explique le chercheur de l’Université de Birmingham à la BBC. (...)