Les eurodéputés ont rejeté un nouveau rapport sur l’égalité femmes/hommes. Une référence à l’IVG, une autre à l’éducation contre les stéréotypes, une troisième aux quotas, ont mobilisé les opposants.
Nouveau revers pour les défenseurs de l’égalité femmes/hommes au Parlement européen. Les eurodéputés ont rejeté à une courte majorité, mardi 11 mars, le « rapport sur l’égalité entre les femmes et les hommes au sein de l’Union européenne » (...)
Le rapport Zuber, sans valeur législative, énonce plus de 80 recommandations relatives aux droits des femmes – une majorité d’entre elles dans le domaine de l’emploi et du droit du travail - et aux bonnes pratiques politiques en matière d’égalité.
Mais l’une des ses propositions « recommande aux Etats membres de garantir le droit des femmes à des soins de santé gynécologique et obstétrique publics, gratuits et de qualité et à des services de santé sexuelle et génésique en général, ce qui inclut le droit à l’interruption volontaire de grossesse ». IVG, le mot est lâché ; les tenants de l’ordre moral européen se sont donc levés contre le texte.
Le précédent Estrela
Sans compter que le rapport évoque aussi la lutte contre les stéréotypes sexistes dans les écoles. (...)
Déjà en décembre, les références à l’avortement et à l’éducation à la sexualité avaient conduit au rejet de la proposition de résolution d’Edite Estrela sur les droits génésiques (...)
Un autre élément du rapport Zuber lui a valu l’opposition de l’ultra-droite : en reconnaissant l’efficacité des quotas pour favoriser les places des femmes aux postes de décision (en entreprise ou en politique), le rapport suggère aux Etats membres « la possibilité de recourir à des mesures équivalentes ».