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Après les "mutilations", la vie "détruite" de Vincent Guillot, né intersexe
Article mis en ligne le 27 mars 2017

"Enfant, j’étais en bonne santé". Puis Vincent Guillot, né avec un appareil génital masculin et féminin, a connu dix opérations de "reconstruction". Des "mutilations" dénoncées par ce héraut de la cause intersexe, qui milite pour leur interdiction.

"Mon bourreau est mort tranquillement avec sa retraite de chirurgien. Moi j’ai eu une vie de merde." A 52 ans, Vincent Guillot porte le combat de milliers de personnes aux quatre coins du monde. Il parle de lui tantôt au masculin, parfois au féminin.

"J’ai été déclassé par injonction sociétale", souffle ce grand blond mince au cou entouré d’un châle bariolé, opéré à 7 ans alors qu’il n’était "pas malade" mais seulement différent.

Environ 200 bébés naissent chaque année en France atteints d’une malformation génétique du développement sexuel. A partir des années 1960, ces enfants intersexes ont été massivement opérés, selon un rapport sénatorial paru début mars, qui demande "l’indemnisation du préjudice".

"On n’attente pas à un corps en bonne santé, sans urgence vitale. Sinon, on autorise aussi l’excision", tonne Vincent Guillot, à vif. (...)