
Nous publions ci-dessous un communiqué du SNJ, en solidarité avec Jacques-Marie Bourget. Nous avions déjà relaté la tentative d’assassinat par l’armée israélienne dont il avait été victime en 2000, ainsi que les péripéties judiciaires qu’il a traversées pour que justice lui soit rendue, jusqu’au classement de l’affaire en 2011. (Acrimed)
Jacques-Marie Bourget, grand reporter à Paris Match, est gravement blessé le 21 octobre 2000 à Ramallah alors qu’il couvre, pour l’hebdomadaire, la situation dans ce territoire palestinien.
Depuis lors et malgré de très nombreuses investigations et maints recours en justice : impossible, pour notre confrère de pouvoir faire identifier le tireur qui l’a visé ; impossible de faire prendre en charge, comme il se doit, cette grave blessure ; impossible d’être reconnu par le fonds d’indemnisation d’aides aux victimes.
Dernière chance pour ce journaliste, marqué à vie par cet épisode dramatique, pour une reconnaissance, au moins financière, le 19 juin prochain. (...)
La Cour d’Appel de Paris doit décider si le Fonds de garantie des victimes des actes de terrorisme et d’autres infractions (FGTI) a eu tort ou raison de lui refuser toute indemnisation. Le Fonds, dans un courrier du 29 juin 2012, a en effet répondu négativement au journaliste arguant que « Monsieur Bourget se trouvait dans une zone dangereuse comportant des risques élevés puisqu’il se tenait à proximité de militaires armés en action de tir. »
Pour le Syndicat national des journalistes (SNJ), première organisation de la profession, il s’agit là d’une véritable négation de la fonction même de journaliste de terrain. (...)