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Antonia Melo, la mère courage des victimes de Belo Monte lance un appel à Paris le 15 novembre 2013
Article mis en ligne le 13 novembre 2013

Elle fera escale à Paris le 15 novembre 2013 pour la toute première fois, après un passage la veille au Parlement Européen de Bruxelles. Antonia Melo da Silva est une grande résistante qui risque sa vie chaque jour en luttant sur place, à Altamira (Etat du Para, Brésil), avec des moyens dérisoires et une foi inextinguible, contre une gigantesque machine à broyer : le barrage de Belo Monte.

Ce projet, rendu tristement célèbre par l’opposition que lui porte le célèbre Cacique Raoni, fut "vendu" par le président Lula da Silva comme un fleuron du développement brésilien. Sa successeure, Dilma Rousseff, a bafoué les lois et la Constitution de son pays (de nombreux jugements l’affirment) et des conventions internationales ratifiées par le Brésil pour en commencer les travaux, avec pour objectif un ouvrage opérationnel à l’horizon des Jeux olympiques de Rio 2016.

Sa mise en oeuvre, depuis juin 2011, est en train d’anéantir la biodiversité extraordinaire du coeur de l’Amazonie et des communautés indigènes et autochtones particulièrement fragiles. Une aberration, d’autant plus que les longues périodes de décrues du fleuve le rendront inefficace la majeure partie de l’année. Un mensonge national et international (de nombreuses compagnies étrangères, dont Alstom, y participent), car sous couvert de fournir de l’electricité civile, Belo Monte alimentera rapidement l’un des projets miniers les plus ambitieux et les plus nocifs qui soient.

Si la présidente Dilma Rousseff, ancienne ministre de l’energie de Lula, est surnommée par les défenseurs de l’environnement "la maman de Belo Monte", Antonia Melo da Silva, qui lui fait face avec une détermination constante pourrait sans aucun doute mériter celui de mère courage des victimes de ce barrage monstre. (...)