C’est dans une Cour d’appel fédérale américaine que les ours polaires, et leur défenseurs, ont remporté cette victoire face à l’exploitation pétrolière.
JUSTICE. Le scénario a tout de "L’Affaire Pélican", le goût du "thriller" en moins. Mais la conclusion n’en a été que plus belle. La Cour d’appel du Neuvième Circuit des États-Unis (regroupant les états de l’ouest du pays, en plus de l’Alaska ou d’Hawaï) a accordé près de 500.000 km2 pour la formation d’une zone protégée arctique, demandée depuis quelques temps par des climatologues et scientifiques américains. Cette décision a été finalisée le lundi 29 février 2016. Elle a, en plus, réussi à en annuler une autre, complètement opposée. Suivant un accord économique et industriel, une précédente décision de justice devait rendre accessible à l’exploitation une majeure partie de cette zone désormais protégée à une coalition de groupes industriels pétroliers et de plusieurs corporations, avec la participation du gouvernement de l’état d’Alaska. Ce projet d’exploitation allait à l’encontre de l’Endangered Species Act (loi fédérale américaine de 1973, pour la protection des espèces en danger et en voie de disparition). Il aurait sérieusement menacé la survie des ours polaires et de leur habitat. Mais les industriels pétroliers n’avaient pas établi de déclarations envers le gouvernement fédéral faisant état de la présence d’espèces protégées dans la zone : l’accord d’exploitation qui leur avait été attribué s’en est donc retrouvé... refroidi. (...)