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A Paris, l’agriculture s’apprend sur le toit des écoles
Article mis en ligne le 9 décembre 2014
dernière modification le 3 décembre 2014

epuis sept ans, l’association Veni Verdi sensibilise habitants et écoliers à l’agriculture urbaine, en investissant des parcelles dans des écoles et collèges du 20e arrondissement de Paris. Considérée au début comme une folie, l’idée fait aujourd’hui son chemin et sème ses graines un peu partout.

L’association cultive toutes les parcelles du 20e arrondissement qu’on lui propose. « Au départ deux écoles du quartier, Lesseps et Vitruve, m’ont fait confiance et m’ont permis de démarrer, se souvient Nadine. Depuis on mène des projets inattendus et chaque année ça monte en puissance . »

Début 2014, Veni verdi, aidé d’une poignée de bénévoles, achemine six cent litres de terre destinés à la culture maraîchère sur le toit du collège Henri Matisse. Sans la volonté de la proviseure de Matisse, Patricia Jourdy, ce jardin perché n’aurait pu être réalisé. Très impliquée dans ce programme, elle souhaite que son établissement devienne un modèle sur le plan du développement durable. Le lieu compte deux toit-terrasses. Un petit et un grand. Pour des raisons de sécurité ce dernier est inaccessible aux élèves qui n’en sont pas moins intéressés par ce qui pousse au-dessus de leur tête. (...)

Pour Nadine Lahoud l’agriculture urbaine « répond à beaucoup d’attentes. On reprend la main sur les bases de notre vie, de notre survie, c’est-à-dire la production de l’alimentation. L’idéal c’est que ces jardins soient un lieu de rencontre, de convivialité, de prise en charge et que chacun y ait sa place. Tu verrais les enfants comment ils bossent. Ils ont de l’énergie à dépenser… Récemment, à Mendès-France, on a « recruté » un gamin qui nous a dit « d’accord, je vous aide, mais je ne reste que cinq minutes ». Deux heures après il était encore là, en train de pelleter, il avait de la terre jusqu’aux oreilles. En l’espace de trois heures il a déplacé de la terre, a planté de l’ail, des salades, des fèves... En même temps, on lui expliquait ce qu’on faisait et pourquoi on le faisait. » (...)