Les forces américaines et britanniques ont mené dans la nuit de jeudi à vendredi des frappes aériennes dans différents secteurs du Yémen afin de "miner" les capacités militaires des rebelles Houthis impliqués dans des attaques contre le trafic maritime en mer Rouge en soutien à Gaza. Suivez en direct la situation au Proche-Orient.
(...) Des frappes aériennes ont visé dans la nuit de jeudi à vendredi différents secteurs du Yémen, y compris la capitale Sanaa et la ville portuaire de Hodeida, selon des témoins et des médias locaux. Des journalistes de l’AFP ont entendu de fortes explosions dans ces deux villes.
Selon la chaîne al-Masira, contrôlée par les rebelles Houthis, des frappes ont aussi visé des infrastructures de télécommunications dans la ville de Taëz. Al-Masira a fait état de "plusieurs" morts et blessés dans ces frappes, des informations qu’il n’a pas été possible de vérifier de manière indépendante à ce stade. La chaîne des Houthis a rapidement attribué l’ensemble de ces frappes aériennes aux forces américaines et britanniques déployées dans la région. (...)
Selon Londres, des renseignements ont "confirmé" que deux sites dans le secteur de Hodeida, étaient impliqués dans des attaques contre le trafic maritime, avec des maisons qui servaient de poste de pilotage de drones et de lieux pour entreposer des appareils volants de longue portée. Selon le communiqué de la Défense, un autre site situé au sud de Hodeida, servait aussi à mener des attaques de drones contre le trafic maritime international. (...)
Le Parlement slovène va voter mardi la reconnaissance de l’État de Palestine (...)
De son côté, le parti de Benny Gantz, membre du cabinet de guerre israélien, a déposé un projet de loi pour dissoudre le Parlement et tenir des élections anticipées. Voici le fil du 30 mai 2024. (...)
Le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, a appelé la communauté internationale à empêcher tout déplacement de Gazaouis "par la force", lors d’un forum Chine-pays arabes à Pékin.
Le président chinois, Xi Jinping, a appelé à l’organisation d’une conférence de paix "élargie" pour résoudre le conflit à Gaza, lors d’un forum réunissant dirigeants et diplomates arabes à Pékin. (...)
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– (Contre-Attaque)
Paris 29 mai : Troisième nuit pour la Palestine
pour la troisième nuit consécutive, des milliers de personnes ont crié dans les rues de Paris leur solidarité avec la Palestine.
La situation était plus tendue que les soirs précédent, avec un fort dispositif policier qui a d’abord nassé le rassemblement pour empêcher un départ en manifestation, et ont massivement gazé les premiers rangs.
Des cortèges sauvages ont tout de même eu lieu, avec notamment l’envahissement de la gare Saint-Lazare, beaucoup d’énergie, une foule scandant « si Gaza brûle, Paris aussi ». Une manifestation s’est reformée plus tard sous la pluie, et a approché l’Assemblée Nationale autour de minuit.
Les policiers, en roue libre, ont organisé des tabassages nocturnes dans une rue sans lumière, et étaient tellement excités qu’ils ont cassé la portière d’un de ses fourgons.
De violentes arrestations ont eu lieu jusque dans les tunnels du métro. (...)
– (Union Communiste libertaire)
Conflit Israëlo-Palestinien : La bande son du génocide israélien
Depuis plus de six mois, Israël mène une opération génocidaire à Gaza, accompagnée d’une intense propagande à la télévision, à la radio ou dans les discours officiels. La musique en est un des leviers : de nombreuses chansons glorifient le massacre et déshumanisent les Palestiniens et Palestiniennes. Plongée dans les propos extrêmement violents du rap génocidaire israélien, dont la lecture peut s’avérer particulièrement éprouvante. (...)
La célébration du massacre
Alors que l’armée israélienne a longtemps cherché à euphémiser son action, le rap génocidaire décrit la réalité sans fard. (...)
L’enfer militariste
Ces chansons célèbrent un État profondément militarisé où chacune et chacun doit pouvoir prendre les armes à tout moment. Giborei al, du groupe Hatikva 6, célèbre cet enrôlement de masse : « C’est vrai, tout le monde a l’air normal, mais nous sommes un peuple de super-héros. Derrière chacun de nous se cache un soldat. »
Ces chansons décrivent la majorité et l’opposition unies dans le génocide [4]. Ratski le dit clairement, dans Shager : « L’armée s’unit quand il faut liquider. Il n’y a pas de gauche, pas de droite, tout le monde : tirez ! » De même dans Harbu Darbu : « En une demi-seconde tout le pays est en uniforme. Réservistes, en service militaire : tout le monde, un, deux, shoot ! »
Les enfants ne sont pas épargnés. Pour Pourim, fête où l’on se déguise traditionnellement, de nombreuses vidéos montrent de petits enfants déguisés en soldats ou jouant avec de fausses armes. La chaîne Kahn News a publié, le 19 novembre dernier, un clip présenté comme la « chanson de l’amitié 2023 », supprimé au bout de quelques heures. On y voit de très jeunes enfants qui chantent : « D’ici un an, il n’y aura plus rien là-bas, et nous retournerons en sécurité chez nous. D’ici un an, nous les éliminerons tous, et nous retournerons labourer nos champs. »
Fascisme, fanatisme religieux et culte de la force (...)
Si les génocidaires ne se cachent pas, c’est aussi parce que leurs soutiens internationaux n’y voient aucun problème. Un couplet de Mi mechuga le dit clairement : « On sortira de Gaza quand il ne restera plus rien. Les États-Unis sont derrière nous, vous avez entendu Biden vous dire de faire attention ? “I have one word : don’t” [6]. Yallah ! Vous aurez du mal à voir les photos de Gaza, il n’y a plus de quartiers qui restent à Gaza, vous ne pouvez plus rien boire à Gaza, vous n’arriverez plus à enterrer les corps à Gaza. »
Voilà ce que signifie le « soutien inconditionnel » des États-Unis, de la France ou de l’Allemagne, à Israël. À l’heure où Israël menace de provoquer une guerre régionale, il y a urgence à démilitariser cet État génocidaire et à lutter contre la complicité de l’État français.