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Vendredi dernier a été le jour le plus chaud jamais enregistré, dépassant le seuil critique des 2 °C de réchauffement
#rechauffementclimatique #urgenceclimatique
Article mis en ligne le 22 novembre 2023

Le 17 novembre 2023 pourrait être considéré comme un jour critique dans le registre des anomalies climatiques majeures, selon des estimations préliminaires. La température moyenne globale de la surface terrestre aurait franchi la barre symbolique des 2 °C au-dessus des niveaux préindustriels, une première qui s’inscrit dans la lignée des bouleversements notables provoqués par le changement climatique. Cet écart record est survenu lors des inondations observées en Flandre occidentale en Belgique, un type d’événement dont la fréquence s’est intensifiée avec l’évolution du climat.

Le Dr Sam Burgess, du service Copernicus sur le changement climatique, a annoncé sur X : « Notre meilleure estimation indique que c’était le premier jour où la température globale dépassait de plus de 2 °C les niveaux de 1850-1900, avec 2.06 °C ». Cela dit, cette annonce reste provisionnelle, car les chercheurs doivent encore confirmer ces données. Une telle hausse de température, même ponctuelle, souligne la progression rapide du réchauffement de la planète sous l’influence croissante des gaz à effet de serre.

Pour Zeke Hausfather de Berkeley Earth, la situation est préoccupante. « Espérons que cela soit transitoire, mais c’est un signe inquiétant » (...)

Les détails de ce qu’englobent ces seuils n’ont pas été clairement définis, mais les scientifiques ont communément adopté une interprétation liée à un accroissement moyen des températures sur le long terme supérieur à 1,5 °C ou 2 °C par rapport à la fin du XIXe siècle. À cause des variations naturelles et de l’usage de moyennes, il peut s’avérer difficile d’identifier précisément le franchissement de ces limites avant plusieurs années.

Incertitudes scientifiques et course contre la montre (...)

Lorsqu’on parle de « niveaux préindustriels », il s’avère que le chemin vers le réchauffement a commencé bien plus tôt qu’on pourrait l’imaginer, avec des études, dont celle de Michael Mann de l’Université de Pennsylvanie, affirmant que le réchauffement dû à l’action humaine remonte au milieu du XVIIIe siècle, avec des températures en hausse de 0,3 °C avant même la fin du XIXe siècle.