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artistes pour la Palestine
Tribune de soutien à Francesca Albanese
#FrancescaAlbanese #DroitsHumains #ONU
Article mis en ligne le 15 février 2026
dernière modification le 14 février 2026

Les milliardaires possèdent l’intégralité de la presse quotidienne nationale française. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’ils ne l’ont pas fait prospérer. Pire même, elle a quasiment disparu sous sa forme papier et sa transition sur internet ne connait pas le succès annoncé. Il faut dire que Bernard Arnault, Xavier Niel, la famille Dassault n’ont pas investi la presse quotidienne nationale pour la sauver mais pour avoir un levier de pression sur le pouvoir politique

Prenons deux déclarations.

La responsabilité de la France « est de veiller à ce que le droit international humanitaire puisse être respecté ». La chose est dite le 30 octobre 2025. « Nous défendons le droit international et la libertés des peuples ». La chose est dite le 5 janvier 2026.

C’est beau. Nous applaudissons tous. Il se trouve que la première a été faite par un certain Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères français, au cours d’une conférence intitulée « Sauvegarder le droit international humanitaire », et la seconde par Emmanuel Macron en personne, en plein conseil des ministres.

Il se trouve aussi que, depuis le début de la guerre génocidaire qu’Israël mène contre la bande de Gaza, la France agit à l’opposé. (...)

à travers un soutien politique, diplomatique, moral et matériel1, l’État français, à l’instar de nombre de ses homologues européens, à permis à ce massacre insensé de continuer, contrevenant par là même à l’ensemble de ses obligations juridiques. Le 29 juillet 2025, une plainte contre Emmanuel Macron, Jean-Noël Barrot ainsi que d’autres membres de l’exécutif français a ainsi été déposée par 114 avocats devant la CPI, pour « complicité de génocide à Gaza ».

Israël peut donc poursuivre son œuvre de mort sous nos yeux. Son gouvernement annonce de nouveaux plans d’annexion de la Cisjordanie, enterrant dans les faits toute possibilité d’un État palestinien. Il annonce le désenregistrement de 37 ONG internationales, compromettant l’acheminement de l’aide humanitaire à Gaza. Quant à la Knesset, elle vient de passer en première lecture une loi prévoyant la peine de mort rétroactive pour les prisonniers palestiniens accusés de meurtre – cette loi ne s’appliquant pas aux Israéliens. Que fait la France en retour ? Elle s’attaque, par la voix dudit ministre des Affaires étrangères, à Francesca Albanese, la rapporteuse spéciale des Nations-Unies sur les territoires palestiniens occupés. On a bien lu. Mais on n’est plus tout à fait surpris.

Le 11 février dernier, Jean-Noël Barrot a ainsi réclamé la démission de Francesca Albanese.

Nous, citoyen.nes, artistes, y tenons encore. Nous apportons par conséquent tout notre soutien à Francesca Albanese, défenseure du droit des peuples, donc, aussi, du peuple palestinien, à exister. Cet ordre international criminel, ce système, ne saurait avoir le dernier mot. C’est une simple question de survie collective. Nous sommes infiniment plus nombreux, aux quatre coins de la Terre, à vouloir que la force ne fasse plus loi. À savoir ce que le mot « droit » signifie véritablement.