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RFI
Nouvelle-Calédonie : la CNCDH dénonce la répression des autorités françaises lors des soulèvements de 2024
#NouvelleCaledonie #Kanaky #CNCDH
Article mis en ligne le 31 janvier 2026

L’État français est épinglé par la Commission nationale consultative des droits de l’Homme, qui a dénoncé jeudi 29 janvier la répression des autorités françaises en Nouvelle-Calédonie, lors de la crise de mai 2024. L’archipel s’était embrasé sur fond de protestation contre la réforme du corps électoral, enjeu majeur pour les Kanaks, la population autochtone de ce territoire ultra-marin. Les forces de l’ordre avaient été massivement déployées pour mettre fin aux soulèvements. Au total, 14 personnes avaient été tuées lors des affrontements, dont une majorité de Kanaks.

Usage excessif de la force, mauvais traitements, violences à l’encontre des mineurs : la réponse sécuritaire de l’État français aux soulèvements en Nouvelle-Calédonie a été vivement contestée, jeudi 29 janvier 2026, par la Commission nationale consultative des droits de l’Homme (CNCDH), une institution indépendante qui protège et promeut les droits humains en France.

Au lendemain de la crise qui avait violemment secoué l’archipel en mai 2024 – faisant 14 morts et plus de deux milliards d’euros de dégâts –, le Sénat coutumier, une instance qui représente la population Kanak, soupçonnait justement les pouvoirs publics de ne pas avoir respecté les dispositions du droit et avait saisi la Commission.

La CNCDH recommande de « rétablir la confiance »

Après un an de travaux, elle dresse un constat alarmant qui va au-delà de la répression de mai 2024 : des mesures judiciaires qui ne s’appliquent qu’aux Kanaks, des transferts de détenus arbitraires, des mesures de rétorsion collective touchant les droits sociaux... Tout cela dans un contexte de discriminations structurelles auxquelles la population autochtone fait face.

Selon la CNCDH, le déploiement massif des forces de l’ordre après les premières violences du 13 mai 2024 et l’état d’urgence imposé sur l’archipel du 15 au 28 mai 2024 ont alimenté les tensions. (...)

La CNCDH a également souligné le non-respect de l’Accord de Nouméa, signé en 1998 par le Premier ministre Lionel Jospin. Un texte qui entérine le processus de décolonisation de la Nouvelle-Calédonie. Sa conclusion : à ce jour, les mesures de cet accord n’ont pas été pleinement respectées.

La Commission formule donc six recommandations pour « rétablir la confiance » (...)