C’est l’épilogue de l’affaire Joël Le Scouarnec, cet ancien chirurgien condamné en 2025 à 20 ans de réclusion pour des viols et des agressions sexuelles sur 300 personnes. Il restait à définir le montant de l’indemnisation pour les victimes.
La cour criminelle du Morbihan reconnaît, dans un arrêt rendu mardi 20 janvier 2026, un préjudice spécifique de crimes sériels à l’encontre des victimes de l’ex-chirurgien Joël Le Scouarnec, et prévoit que les victimes soient indemnisées à hauteur de 4 000 euros chacune.
Joël Le Scouarnec n’est pas solvable, c’est donc le fonds de garantie des victimes qui va payer et il peut encore décider de refuser ce préjudice de crime sériel, d’autant que c’est une première.
Avec cette décision, les juges ne visent pas vraiment le fait que Joël Le Scouarnec soit un violeur en série, mais plutôt les conséquences que cela a pu avoir sur les victimes.
Cet aspect de crime de masse a eu, selon la justice, des impacts très spécifiques sur les victimes, d’abord parce qu’elles ont dû subir un procès très long, trois mois, bien plus qu’une audience classique de violences sexuelles, mais surtout parce que le fait qu’il y ait autant de victimes n’a pas permis de les accompagner correctement, d’après les juges, la souffrance des victimes est en fait passée au second plan, derrière l’efficacité de l’enquête.
La majorité des victimes étaient enfants au moment des faits et n’en avaient gardé aucun souvenir (...)
Une victoire et un soulagement
Pour les victimes, cette décision est une grande victoire et un soulagement. Manon Lemoine fait partie du collectif de victimes de Joël Le Scouarnec : "Forcément, c’est une victoire." (...)