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Marie-Claude Saliceti
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« Nous sommes dans le noir » : après l’Iran, la guerre jusqu’où ?
#guerreAuMoyenOrient
Article mis en ligne le 13 mars 2026
dernière modification le 10 mars 2026

L’attaque conjointe des États-Unis et d’Israël contre l’Iran plonge le monde entier dans l’inquiétude, alors que le conflit s’élargit. La déflagration est globale, rendent compte les médias indépendants internationaux.

« Nous sommes dans l’ignorance totale, alors que la télévision d’État annonce que l’Iran est sur le point de conquérir Tel-Aviv et Washington. » Milad Alavi est journaliste et vit en Iran. Mercredi 4 mars, sur X (ex-Twitter), il relate comment il a passé six heures à tenter de se connecter à Internet. Il y est finalement parvenu à l’aide d’un fichier VPN envoyé par un ami, peut-on lire sur le média iranien en exil Iran Wire . Alors que l’attaque militaire menée par les États-Unis et Israël sur l’Iran dure depuis samedi 28 février, en Iran, « nous sommes dans le noir », rapporte le journaliste. (...)

Et cette nouvelle guerre au Moyen-Orient s’est étendue au-delà de l’Iran. Israël vise à nouveau le Hezbollah au Liban, dont à Beyrouth. Des frappes documentées par le média libanais L’Orient-Le Jour . L’Iran a lancé des attaques aériennes sur Doha, Dubaï, en Arabie saoudite, en Azerbaïdjan, et jusqu’à une base militaire britannique qui se trouve à Chypre.

Déjà un millier de morts

Les forces iraniennes bloquent aussi le détroit d’Ormuz, un point de passage central du commerce mondial, faisant craindre une explosion des prix du pétrole et du gaz, ainsi que des denrées alimentaires. « La chaîne d’approvisionnement mondiale en engrais pourrait être gravement perturbée si l’Iran maintient la fermeture du détroit d’Ormuz, ce qui suscite des inquiétudes quant à la production agricole et la sécurité alimentaire », alerte le média britannique The Guardian . (...)

Chez les Iraniens, la peur domine (...)

de Los Angeles à Londres en passant par Berlin ou Paris, des Iraniennes et Iraniens en exil ont fêté l’attaque à ses débuts, alors qu’en janvier encore, le régime tuait des milliers, peut-être des dizaines de milliers, de personnes qui protestaient contre le pouvoir. (...)

"Avec cette attaque, la coalition américano-israélienne a imposé à notre peuple un nouvel acte de violence brutale. Je suis contre l’intervention militaire, mais aussi contre le régime qui tue des gens. Cette guerre n’est pas la nôtre. » Elle est en train de devenir celle du monde entier.
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