C’était attendu. Le Hamas a affirmé mercredi 28 janvier « être prêt » à un transfert complet de la gouvernance de la bande de Gaza « aussi vite que possible ». Des déclarations d’un porte-parole du mouvement islamiste palestinien qui en a profité pour insister sur la nécessité de l’ouverture « sans entraves israéliennes » du poste frontière avec l’Égypte, le passage de Rafah. C’est donc le Comité national pour l’administration de Gaza – ce comité technocratique mis en place dans le cadre du plan Trump – qui reprendrait tous les dossiers. Cette annonce est aussi une manière pour le Hamas de montrer sa volonté d’avancer sur les différentes phases du cessez-le-feu.
(...) Concrètement, un tel transfert implique que le Hamas renonce à son rôle de gouvernement civil : administration, service public, sécurité intérieure…
Mais cette annonce reste conditionnée à un point : l’ouverture, dans les deux sens, de Rafah. Car, poursuit Hazem Qassem, sans cela, les membres du Comité national censé prendre la suite ne pourraient ni entrer dans la bande de Gaza ni exercer leurs fonctions. (...)
Le plan Trump prévoit aussi le déploiement d’une force internationale de stabilisation chargée d’aider à sécuriser Gaza et de former des unités de police palestinienne