Le 15 juillet 2025, le Premier Ministre d’alors François Bayrou annonçait un budget d’extrême rigueur, incluant la suppression de deux jours fériés, dont le 8 mai, jour de commémoration de la victoire contre le nazisme. À l’automne, la préparation de plusieurs journées de grève a conduit le nouveau, Sébastien Lecornu, à renoncer à cette mesure. Nul doute que sans résistance, le gouvernement et le patronat auraient saisi l’occasion de nous faire travailler plus.
La lutte paie. Tous les jours, dans les entreprises et les administrations, des équipes syndicales, par leur combativité, gagnent des victoires qui permettent d’augmenter les revenus des salarié∙es ou d’améliorer leurs conditions de travail, de protéger un service public ou de préserver des libertés fondamentales. Ces victoires ne font pas toujours la Une des médias. Elles sont invisibilisées par une stratégie de discrédit des organisations syndicales de la part du patronat et des gouvernements successifs, qui passe notamment par l’absence de démocratie sociale s’agissant des grandes réformes du Code du Travail ou des retraites, par exemple.
À l’inverse, l’Union syndicale Solidaires fait le choix de mettre en avant des victoires gagnées par nos équipes en 2025, sans prétendre à l’exhaustivité. Petites ou grandes par le nombre de salarié∙es concerné∙es, passant par la grève et parfois par l’action en justice, résultat de quelques jours de mobilisation ou de plus de quinze ans de lutte, elles sont toutes importantes pour nous donner confiance en notre force : l’organisation collective.
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