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Knafo provoque un effondrement de l’audimat sur TF1 : le fascisme est un choix éditorial
#medias #extremedroite #audimat
Article mis en ligne le 12 janvier 2026
dernière modification le 10 janvier 2026

Le 7 janvier, au Journal télévisé de 20h de TF1. Ce soir là, le JT le plus regardé d’Europe cumule près de 6 millions de téléspectateurs à 20h34, touchant 27,9% du public devant sa télévision. La politicienne d’extrême droite Sarah Knafo apparaît à l’écran : elle est invitée en prime time, bénéficiant d’une publicité inexplicable et inespérée pour son parti néofasciste.

Selon Médiamétrie, la société qui mesure l’audience des chaînes de télévision, dès les premières secondes après l’apparition de son faciès sur le plateau, l’audience baisse brutalement à 5,24 millions de personnes. Après 5 minutes d’interview, elle descend à 4,96 millions de personnes. Le JT a perdu un million de spectateurs. Il faut croire que les gens ne regardent pas les infos pour se voir imposer les grognements racistes d’une obscure candidate, et dont le micro-parti réalise des scores négligeables.

En effet, malgré une couverture médiatique considérable avant les élections présidentielles de 2022, Éric Zemmour et Reconquête n’avaient pas dépassé 7%. Pourtant, l’empire de Bolloré et les autres chaînes privées n’avaient pas lésiné (...)

Le système, ici la chaîne de Martin Bouygues, met les grands moyens pour promouvoir l’aile la plus radicale de l’extrême droite française.

Si tous les partis qui font 0,7% aux élections bénéficiaient d’une telle couverture, Philippe Poutou serait tous les soirs à la télé pour faire des discours anticapitalistes, et Nathalie Arthaud parlerait au JT. Cette surreprésentation délirante de l’extrême droite dans les médias, qu’ils soient publics ou privés, n’est donc pas une quête d’audimat, et encore moins une volonté de faire vivre la « pluralité démocratique ». C’est un choix éditorial, et il est généralisé. (...)

S’il ne s’agit pas de quête d’audimat, alors il s’agit bien d’idéologie. La caste médiatique fait le choix conscient d’inonder ses plateaux et studios d’intervenants de droite et d’extrême droite, et d’effacer toute parole de gauche. (...)

Notre camp ne perd pas la bataille des idées, c’est le petit clan qui s’est accaparé les grands médias qui nous fait croire que ses propres idées seraient majoritaires.