Ce jeudi 27 novembre, les députés ont voté à la très grande majorité une résolution « invitant le Gouvernement de la République française à s’opposer à l’adoption de l’accord commercial entre l’Union européenne et le Mercosur » (1). A l’heure où E. Macron se dit désormais « positif » sur l’accord UE-Mercosur, le collectif national Stop-Mercosur se félicite de ce message simple, ferme et clair : la France peut et doit construire une minorité de blocage au sein de l’UE pour bloquer la ratification de cet accord de libre-échange, le plus nocif mais aussi le plus contesté de l’histoire de la construction européenne.
Voir ici le message que nous avons adressé aux députés en amont du vote.
Cette résolution, qui juge avec raison que « les clauses de sauvegarde ne sauraient être considérées comme une garantie suffisante pour préserver les intérêts agricoles, environnementaux et sanitaires de l’Union », dénonce « le revirement de la position française » et « invite le Gouvernement de la République française à s’opposer à l’accord » et à « œuvrer à la constitution d’une minorité de blocage permettant de s’opposer à la mise en place du volet commercial de cet accord, délétère pour notre agriculture, l’environnement, le climat et tant d’autres domaines ».
Alors qu’une minorité de blocage est aujourd’hui encore toujours possible, nous appelons l’exécutif français à se mobiliser en ce sens et à mettre en oeuvre le travail diplomatique nécessaire pour l’obtenir : l’opposition de la France, la Pologne, l’Irlande, l’Autriche et la Hongrie, couplée à l’abstention de la Belgique et de la Roumanie, empêchent les partisans de l’accord d’obtenir une majorité qualifiée. C’est donc possible.
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Pour le collectif national Stop Mercosur, « nous ne saurions accepter qu’E. Macron, seul à l’Elysée, en contradiction avec les assemblées, les organisations de la société civile, la très grande majorité de la population, décide finalement de ratifier cet accord, clause de sauvegarde ou pas ».
Pour faire pression sur E. Macron et le gouvernement français, nous appelons toutes celles et ceux qui s’opposent à cet accord à se saisir de notre outil en ligne :
Ecrivez à Emmanuel Macron et aux membres du gouvernement (...)