Après les lourdes sanctions prises contre une infirmière qui refusait d’enlever sa charlotte, un rassemblement s’est tenu à Paris vendredi 13 février. Soignants et syndicats dénoncent la « folie » de la direction des hôpitaux de Paris qui vise des femmes racisées et supposées musulmanes.
Une centaine de personnes se sont réunies, vendredi 13 février 2026, devant l’hôpital Tenon à Paris, en soutien à Majdouline B., l’infirmière de la Pitié-Salpêtrière suspendue pour une durée de huit mois. Le motif : avoir refusé de manière répétée d’ôter son calot, le couvre-chef habituellement porté les soignant·es dans les blocs chirurgicaux ou en réanimation. Pour l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), qui regroupe trente-cinq établissements, le port permanent du calot « peut constituer l’expression d’une appartenance religieuse et, ainsi, un comportement professionnel fautif ».
Médecins, infirmières, aide-soignantes : ce sont toujours des femmes qui sont visées. (...)
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– (Actu .fr)
des soignantes se réunissent pour dénoncer « le sexisme, le racisme et l’islamophobie
En bref :
- Confirmation d’un mouvement collectif dans l’hôpital autour du contact entre infirmières et couvre-chefs, avec des manifestations et des soutiens publics.
- Décryptage d’un phénomène où le port du calot est interprété comme une appartenance religieuse et une justification potentielle de sanction, selon l’AP-HP.
- Analyse des dynamiques de sexisme, de racisme et d’islamophobie dans le contexte hospitalier, et de l’importance d’une lutte sociale unifiée.
- Rôle des institutions et des syndicats dans la réponse à ces discriminations et dans la défense des soignants concernés.
- Voies de solidarité et d’action collective, avec des exemples concrets et des références institutionnelles.
L’événement du 13 février 2026, devant l’hôpital Tenon, a consolidé une solidarité autour de la porte-drapeau des salariées touchées par ces injonctions. L’AP-HP a soutenu que le port permanent du calot peut exprimer une appartenance religieuse et, ainsi, être considéré comme un manquement professionnel. Cette position a été contestée par des collectifs et des voix syndicales qui perçoivent, dans ces mesures, une discrimination systémique et une mise à distance des travailleuses qui assurent les blocs opératoires et les unités critiques. Dans ce cadre, la lutte s’inscrit dans une dynamique plus large, où les questions de laïcité, d’hygiène et de sécurité individuelle se mêlent à des enjeux de dignité et de respect au travail.
Des images circulent à travers les réseaux et les médias locaux, montrant des rassemblements devant les lieux hospitaliers, des prises de parole publiques et des messages de soutien adressés aux professionnelles qui refusent de retirer leur couvre-chef. Des analyses et des témoignages convergent pour rappeler que les hôpitaux publics accueillent des personnels issus de diverses cultures et confessions, et que leur engagement quotidien demeure une ressource clé pour l’efficacité des soins. Dans ce cadre, les discussions portent aussi sur les impacts des politiques publiques sur les conditions de travail, sur les postes vacants et sur le sentiment d’appartenance des salariés dans un système hospitalier sous tension. (...)