Depuis le début des expulsions le 16 octobre 2012 et de l’investissement progressif, par les forces de l’ordre, du site (la ZAD) prévu pour le projet aéroportuaire de Notre-Dame des Landes, le succès inattendu de la résistance des occupants juridiquement illégaux de la ZAD alimente fantasmes et questions. Tout comme l’attitude des forces de l’ordre sur place. « Ultra-gauche », nouvelle chouannerie ou tyrannie de l’Etat oppresseur, quelques questions qui fâchent autour de Notre-Dame des Landes.
L’ultra-gauche violente, c’est maintenant ?
Le très droitier ministre de l’Intérieur Manuel Valls a qualifié les opposants à l’aéroport de membres de l’ultragauche, autrement dit d’anarchistes autonomes, dans le but de les décrédibiliser dans l’opinion publique. Alors, certes, il y a des anarchistes autonomes sur le site. Des hippies même, des cheveux longs, des piercings. Mais ce n’est pas parce que l’on met une benne de poireaux dans le lac Léman qu’il est transformé en soupe. Autrement dit, il y a une minorité d’activistes sur la ZAD qui vient de l’ultra-gauche. Mais les assimiler tous à cette origine militante est un spectre réducteur qui nie le soutien clé des paysans (ACIPA), la présence de militants associatifs et syndicaux, d’écologistes, voire même d’une minorité sans cesse croissante de gens qui ne sont pas engagés dans d’autres combats sociaux, mais que l’injustice et la démesure des expulsions à Notre-Dame des Landes conduit à se mobiliser activement.
L’ultra-gauche violente, c’est maintenant ?
Le très droitier ministre de l’Intérieur Manuel Valls a qualifié les opposants à l’aéroport de membres de l’ultragauche, autrement dit d’anarchistes autonomes, dans le but de les décrédibiliser dans l’opinion publique. Alors, certes, il y a des anarchistes autonomes sur le site. Des hippies même, des cheveux longs, des piercings. Mais ce n’est pas parce que l’on met une benne de poireaux dans le lac Léman qu’il est transformé en soupe. Autrement dit, il y a une minorité d’activistes sur la ZAD qui vient de l’ultra-gauche. Mais les assimiler tous à cette origine militante est un spectre réducteur qui nie le soutien clé des paysans (ACIPA), la présence de militants associatifs et syndicaux, d’écologistes, voire même d’une minorité sans cesse croissante de gens qui ne sont pas engagés dans d’autres combats sociaux, mais que l’injustice et la démesure des expulsions à Notre-Dame des Landes conduit à se mobiliser activement.
(...) Pourquoi tant de policiers ?
Les médias qui ont couverts le dossier ont presque tous pointé l’importance du dispositif policier. Il y a eu certains jours (notamment le 17 octobre avec la charge sur le Sabot) un rapport de 10 policiers ou gendarmes pour 1 opposant. (...)
Patrick Lapouze, directeur de cabinet à la Préfecture, nous expose la nécessité absolue de « garder un rapport de force très favorable aux policiers ». Cela a le mérite d’être clair, « les opposants sont susceptibles d’être dangereux », donc les forces de l’ordre sont en rapport avec leur dangerosité putative. Au Ministère de l’Intérieur, l’on se montre plus direct encore. Un haut-fonctionnaire, sous couvert d’anonymat, nous confie que "la consigne, c’est de mettre le paquet" (...)