Face à la répression qui touche tous les mouvements sociaux et pour citer les plus récents : les mobilisations contre l’état d’urgence et la COP21, les luttes des migrant.e.s de Calais et d’ailleurs, les ZAD de Notre Dame des Landes et du Testet (souvenons-nous de la mort de Rémi Fraisse sous les grenades des Gendarmes Mobiles), la bataille contre la « Loi Travail » et son monde.) et bien sûr aujourd’hui le contexte électoral. Face aux assignations à résidence, aux poursuites judiciaires, à la disparition progressive du droit de manifester. Face aux yeux crevés par les tirs de Flash-ball, aux brûlures et contusions parfois très sérieuses des grenades lacrymogènes et de désencerclement, aux os brisés par les coups de tonfa. Nous sommes plusieurs dizaines de manifestant.e.s (étudiant.e.s, salarié.e.s, intermittent.e.s, précaires, grévistes ou non, à avoir décidé de venir équipé.e.s de matériel de premiers soins en manifestation afin d’aider TOUTES les personnes victimes de la répression policière.
Avant d’entamer le bilan des violences recensées ce lundi 1er mai 2017, nous tenons à rappeler que ce bilan ne prend en compte que les témoignages des street médics présent.e.s au débriefing post manif ou dont les témoignages nous ont été directement retransmis.
Bilan de la journée du 1er mai 2017 :
Évacuations par les pompiers : (...)
Ci-dessous le tableau recensant ce que nous avons pu prendre en charge, classé selon le type de blessure et les armes utilisées.
Nous rappelons qu’être street médic ne permet pas d’éviter les coups de tonfas, les blessures après les tirs de grenades lacrymogènes ou de désencerclement, ou les tirs de flashball/ LBD et que souvent nous devons aussi prendre en charge nos camarades. Nous précisons que ce communiqué a été rédigé par certains street médics présent.e.s à la manifestation du 1er Mai 2017 à partir du débriefing et de témoignages recueillis. Par conséquent, il n’est pas exhaustif, ne comptabilise que les violences ainsi recensées et il n’est pas représentatif de l’intégralité des violences commises ce jour.
Nous ne sommes ni sauveuses, ni sauveteurs. Juste des manifestant.e.s qui se préfèrent debouts qu’à genoux ! La solidarité est notre arme.