(...) Reporterre a interrogé six participants de la manifestation, qui disent pourquoi ils veulent faire sa « fête à Macron
Johanna Silva est attachée parlementaire et membre de l’équipe du journal Fakir, impliquée dans l’organisation de l’évènement
Les cheminots, Air France, les Ehpad… on sentait la sauce monter, alors on s’est dit merde, qu’est-ce qu’on peut bien apporter ? Manifester un samedi, c’est l’occasion de faire nombre, de renverser un peu le rapport de force, de montrer qu’il y a plein de gens qui se reconnaissent dans les luttes menées en ce moment et n’osent pas forcément faire grève, notamment dans le privé. (...)
Loïc Canitrot est membre de la compagnie Jolie môme, impliquée dans l’organisation de l’évènement.
Nous avons bien identifié, tous autant que nous sommes, grévistes, postiers, cheminots, électriciens gaziers, sans-papiers (…) qu’il était temps de nous fédérer face à un adversaire commun qui, entre Bercy, l’Élysée et le Medef, est représenté par Macron. Dans cette manifestation pot-au-feu, chacun vient avec ses ingrédients pour faire déborder la marmite : ses colères, ses espoirs, ses propositions pour poser les bases d’autre chose.
La dimension écologique n’est pas étrangère à ces combats et à ces fils de pensée, à travers les luttes en cours — Bure, Notre-Dame-des-Landes, les cheminots — et l’idée que le capitalisme macronien nous mène droit vers la rupture avec la nature et la planète. (...)