(...) Alors que l’agitation politicienne a montré à de nombreuses reprises son incapacité à faire annuler ce projet d’aéroport, il est absolument nécessaire de construire la lutte en dehors des élections et des partis politiques.
Si cet aspect peut paraître évident pour des anarchistes, il l’est beaucoup moins pour une partie des opposants qui ont encore quelques espoirs dans les futures échéances électorales.
On voit, aussi, que la logique des grands travaux inutiles ne s’arrête pas à Notre-Dame-des-Landes : gare gigantesque à Stutgart, tunnel sous les Alpes pour la LGV Lyon-Turin, développement du nucléaire en France, nouvelles lignes THT, exploitation du gaz de schiste, etc. Des anti-THT, des antinucléaires et des camarades italiens du Val-de-Susa (anti-LGV) ont d’ailleurs fait le déplacement à Nantes, le 24 mars.
Multiplier les alternatives autogestionnaires, en occupant les maisons expropriées ou en exploitant les terres cultivables, et créer des espaces ou des moments de résistance est essentiel si l’on veut se réapproprier ces espaces que le capitalisme veut nous enlever et ralentir l’avancée du projet.
Toutefois, face à la violence et à la détermination de l’État, il est probable que cela ne soit pas suffisant. Fort du succès de cette mobilisation, l’enjeu est maintenant d’élargir notre lutte, de la lier aux autres luttes contre les grands travaux destructeurs pour les inclure dans un cadre plus global de lutte contre le système capitaliste. (...)