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Conscience citoyenne responsable
NOS VIES ONT DE MOINS EN MOINS DE SENS
Article mis en ligne le 17 juillet 2016
dernière modification le 12 juillet 2016

La compétition, la concurrence font que les capitalistes sont obligés d’innover pour d’une part vendre de la camelote différente et d’autre part rattraper et/ou dépasser les concurrents dans les gains de productivité. Or, ces gains énormes depuis l’avènement de la micro électronique font que le travail (travail abstrait capitaliste) humain productif disparaît du procès de production ce qui engendre moins de valeur économique produite dans la marchandise et donc moins de profit.

(...) La valorisation de la valeur, donc faire du fric, ne peut plus et ne pourra plus jamais retrouver une base dans l’économie productive.

La financiarisation de l’économie a permis fin 70, début 80 d’ ajourner les conséquences de ce fait. Sans l’ industrie financière, l’économie se serai déjà effondrée ? En effet, la concurrence entre capitalistes ne permet plus de créer de l’emploi donc du travail capitaliste qui seul génère la valeur économique. Moins de travail capitaliste, moins de profit. Le capital ne pouvant plus se valoriser dans l’économie productive va se réfugier dans la sphère du capital fictif qui elle seule tire le croissance aujourd’hui. Même si nous avons un peu de croissance via la consommation, il est absolument faux de dire que c’est celle-ci qui fait la croissance, c’est l’industrie financière. (...)

Nous avons donc au sein de ce système le choix de l’austérité, pour affirmer la crédibilité notamment des Etats sur les marchés financiers afin d’abstenir das taux d’emprunt bas ; politique du pire pour les peuples avec misère, malheurs, destruction des acquis ; ou le choix de la relance keynésienne, largement plus préférable pour que ce ne soit pas les peuples qui pâtissent de l’absurdité du système, en relançant des investissements dans les infrastructures publiques dégradées, et dans le salaire et la protection sociale. (...)

Cependant, et optant pour la relance, le système marchand ne peut que se déliter plus encore. Ce système basé maintenant sur le crédit (donc sur des promesses de valorisation futures qui ne se feront pas du fait de la productivité) est obligé de continuer sur sa lancée pour perdurer (remplacement de créances à échéance par de nouvelles). Nous sommes donc confrontés à la disparition du travail humain productif et au financement par le crédit qui a besoin de ce travail pour pouvoir réaliser la valorisation future que l’on attend. IMPOSSIBLE. (...)

Le capitalisme n’a qu’un but, c’est de valoriser le capital quelle que soit le type de marchandise créée. Qu’ il s’agisse d’ armes, de lunettes, de voitures, qu’importe. Le système n’est pas la pour satisfaire les besoins nécessaires et vitaux d’un être humain. C’est pourquoi, lorsqu’il y a récession, il ne s’agit pas de financer l’éducation, la santé, la culture, mais l’armement, la bagnole, les nouvelles technologies.

Le capitalisme est un fait totalisant gérant pratiquement toutes nos relations sociales et nous consumant. Pour de nouveaux débouchés, destruction des services publics, transformation en travail marchand du vivant (bio technologies, biologie de synthèse, etc…), de tâches auparavant dans la sphère domestique (tâches ménagères, aide à domicile, etc…). Seulement, ces destructions ne s’accompagnent pas de valeur en plus car les services ne génère pas de valeur au sens capitaliste et la prétendue révolution numérique non plus ( voir la bulle Internet des années 2000). Par contre, le phagocytage de pans entiers de la vie par le capitalisme entraîne destruction du vivant, de la nature, des environnements, des liens sociaux d’où perte de sens, recours aux psychotropes, infantilisation, exutoire dans des jeux vidéo, le sport, etc…

Nos vies ont de moins en moins de sens.

Alors demander un rééquilibrage de la découpe du gâteau, oui. Mais , pourquoi faire ? Nous resterons toujours dans la tyrannie du temps de travail, de notre vie de zombies, robots assistés par l’ordinateur.

Demander l’augmentation du pouvoir d’achat, c’est demander à rester dans ce système où l’on nous demande de servir l’hydre pour pouvoir survivre et vivre. Et puis avoir du pouvoir d’achat pour acheter, et alors ? Acheter quoi ? Des objets qui nous déshumanisent ?

Il nous faudra un jour se poser la question, avant qu’il ne soit trop tard, de quelle vie nous voulons. (...)