La manifestation de Nantes samedi contre le projet d’aéroport de Notre Dame des Landes a été marquée par des affrontements entre des ("antifas"} et la police. Une réalité qui fait oublier la forte présence des paysans et le nombre des manifestants.
Nantes, reportage
Les opposants au projet d’aéroport sont venus en nombre, ce samedi, à 13 h, devant la préfecture de Loire-Atlantique. L’objet de la manifestation est de marquer fortement que la détermination ne faiblit pas, même si Notre Dame des Landes semble avoir disparu de l’actualité. La manifestation est préparée de longue date. Mais la veille, la préfecture a changé l’itinéraire prévu : "Considérant que plusieurs milliers de personnes sont attendues dans le cadre de cette manifestation, indiquait vendredi l’arrêté préfectoral, considérant que la présence de groupes violents a été observée dans des manifestations de ce type par le passé, à Nantes, et qu’ils ont causé dans des circonstances comparables de serieux troubles à l’ordre public", l’autorité a interdit le centre ville - qui concentre les rues commerçantes.
Sous la pluie, on attend le début de la marche, qui va bientôt commencer. (...)
L’autre visage de la journée aura imprimé une image plus forte : celle d’une violence qui ne demande qu’à surgir. En réaction à la violence de l’Etat, sans doute, mais qui dessert à court terme le mouvement de lutte contre l’aéroport de Notre Dame des Landes.