Plusieurs milliers de personnes ont manifesté jeudi à Buenos Aires, veille du 1er-Mai, contre l’austérité et la réforme du travail du président ultralibéral Javier Milei, la principale centrale syndicale CGT promettant de « durcir les conflits » sociaux.
« Nous allons approfondir les conflits, la patience c’est terminé ! », a lancé à la foule Octavio Argüello, co-secrétaire général de la Confédération générale du travail (CGT). « On ne peut plus supporter que ce soit toujours le peuple qui subisse l’ajustement » budgétaire.
« Clairement, on va aller vers une action de force bien plus dure », a pour sa part menacé en amont de la manifestation le co-dirigeant, Jorge Sola, sans pour autant confirmer une prochaine grève générale, qui serait la cinquième de la présidence Milei, entamée en décembre 2023.
Dans une ambiance festive de pétards et tambours, la traditionnelle marche de la fête du Travail, avancée d’un jour, ne remplissait qu’à moitié l’emblématique place de Mai, devant la présidence.
Dans la foule, les manifestants disent redouter en particulier l’allongement du temps de travail, la remise en cause des indemnités de licenciement ou l’érosion des protections collectives. (...)