Trois cent vingt manifestations étaient prévues en ce 1er-Mai dans toute la France, avec un peu plus de 300 000 personnes qui ont manifesté, selon la CGT, 158 000 selon la police. Un 1er-Mai, sous le signe de la lutte pour le maintien du pouvoir d’achat sur fond de reprise de l’inflation et alors que les prix de l’énergie explosent, avec une hausse des prix du gaz de plus de 15 % ce 1er mai.
« Ce n’est pas le vol du 1er-Mai qu’il faut mettre à l’ordre du jour du Parlement. C’est un grand plan pour l’augmentation des salaires », a estimé la numéro un de la CGT Sophie Binet, à côté de Marylise Léon, son homologue pour la CFDT, en tête du cortège parisien.
La dirigeante de la CGT a demandé vendredi dans une lettre au Premier ministre Sébastien Lecornu une hausse du Smic de 5 % et une indexation des salaires sur les prix. La secrétaire générale de la CFDT Marylise Léon réclame une augmentation du Smic en raison de l’inflation mais aussi « des négociations dans les différentes branches professionnelles ». (...)
La grande majorité des 308 cortèges se sont déroulés pacifiquement. À Nantes, où 4 000 personnes ont défilé, un policier a toutefois été blessé au visage lors d’incidents, selon la police, et à Lyon, où la préfecture a décompté 6 500 manifestants (12 000 selon la CGT), quatre personnes ont été interpellées. À Toulouse, entre 5 500 personnes (police) et 12 000 (CGT), ont manifesté « pour nos salaires, pour nos retraites, contre l’extrême droite et pour la paix », selon la banderole de tête. À Marseille, les autorités ont décompté 3 400 manifestants. (...)
Des boulangers et des fleuristes veulent ouvrir le 1er-Mai (...)
Alors en attendant un possible futur changement du cadre légal concernant leurs salariés, les patrons de boulangeries sont en tout cas nombreux à avoir ouvert boutique ce vendredi. (...)
Pour montrer leur soutien aux boulangers qui veulent faire travailler leurs salariés – une tolérance selon le gouvernement en ce 1er-Mai, sous réserve de volontariat et de salaire doublé –, Sébastien Lecornu s’est rendu dans une boulangerie en Haute-Loire et Gabriel Attal est brièvement passé derrière le comptoir d’une autre à Vanves, près de Paris.
« Les responsables politiques qui vont dans une boulangerie, ça fait partie d’une politique-spectacle dont on n’a pas besoin aujourd’hui. On a besoin de donner à voir ce qu’est la réalité d’un salarié en boulangerie », a commenté la dirigeante de la CFDT, Marylise Léon.
La « cacophonie gouvernementale a laissé libre à la délinquance patronale », a dénoncé la secrétaire générale de la CGT Sophie Binet, interrogée sur l’ouverture de commerces en ce 1er-Mai, peu avant le départ de la manifestation parisienne. (...)