Sans soutenir la grève, le syndicat des cadres supérieurs du groupe ferroviaire regrette que l’exécutif stigmatise les cheminots et les livre à « la vindicte populaire ».
Alors que certains prédisent un essoufflement de la grève, le taux de grévistes ce mardi a légèrement augmenté comparé à la veille. Le taux de participants au mouvement social passe ainsi de 17,45 % à 17,87 %.
Et ces cheminots, protestant contre la réforme de la SNCF, viennent de recevoir le soutien du syndicat des cadres supérieurs de la SNCF. Celui-ci dénonce « le jeu pernicieux et irresponsable » de l’exécutif qui « met au pilori » les cheminots et les soumet à un « chantage » sur la reprise de la dette.
Les salariés du groupe ferroviaire expliquent dans ce document daté du 5 avril qu’il ne peut soutenir le mouvement de grève de deux jours sur cinq pendant trois mois, « particulièrement pénalisant pour nos concitoyens ».
Mais que l’exécutif livre « à la vindicte populaire les cheminots » et les met en cause, « en laissant entendre notamment qu’il y aurait un lien entre les récents dysfonctionnements de la SNCF et les cheminots (statut, organisation du travail...) ». (..)