Au moins 24 personnes ont été tuées en Libye, d’après les estimations des ONG. Au Yémen, les flics de Ali Abdellah Saleh n’ont pas hésité à tirer sur la foule, tuant au moins 5 manifestants l Le petit royaume de Bahreïn a sorti ses blindés pour mater les citoyens qui réclament des réformes politiques. Les régimes despotiques de Libye, du Yémen, de Bahreïn, dont les trônes chancellent depuis quelques jours sous le poids de la contestation populaire de leurs régimes, commencent à abattre leurs mains lourdes. C’est, en effet, un vendredi noir pour les peuples de ces trois pays où le sang des jeunes manifestants a coulé dans les rues de Sanaa, Benghazi et Manama.
(...) La répression dont ont fait preuve ces trois régimes a été tellement féroce qu’elle a suscité la réaction énergique de la Haut commissaire des Nations unies aux droits de l’homme.En Libye, on en dénombre au moins 24 morts parmi les manifestants, selon les ONG. Et le bilan risque d’être plus lourd en ce sens que le régime du « guide », ayant perdu la boussole, se livre à un massacre à huis clos, loin des regards indiscrets de la presse internationale. (...)