Il faut voir la vie du bon côté. Les essais nucléaires intenses menés durant les années 1950 et 1960 peuvent se révéler utiles à la science moderne. En effet, en analysant des modifications résultant des bombes atomiques américaines et soviétiques, des chercheurs suédois ont pu mettre fin à un vieux débat scientifique, en montrant que certains neurones du cerveau humain se renouvelaient quotidiennement.
Le monde comme champ d’expérimentation. La course à l’armement constatée durant la guerre froide a amené les grandes puissances militaires de l’époque à développer des bombes atomiques de plus en plus puissantes. Mais il fallait les tester, pour des raisons techniques et scientifiques, et pour affirmer son pouvoir. Avant 1963 et le traité d’Interdiction partielle des essais nucléaires, qui proscrit toute explosion sous-marine et dans l’atmosphère (mais pas souterraine), les multiples bombes nucléaires éprouvées ont modifié l’environnement.
Certains en auraient même payé le prix en développant des cancers. Cependant, des scientifiques essaient de profiter de ces expériences passées destructrices pour glaner des informations utiles à la science. (...)