Les autorités du territoire du Nord ont autorisé des opérations de fracturation hydraulique dans l’immense réserve gazière du bassin de Beetaloo, suscitant l’ire des scientifiques et des communautés aborigènes locales.
Des milliards de dollars de retombées économiques, et des milliers d’emplois créés : c’est ce que promet le gouvernement du Territoire du Nord, en Australie, qui a donné cette semaine son feu vert à la fracturation hydraulique dans le bassin de Beetaloo, une immense réserve gazière grande comme la Bretagne.
Un projet que Natasha Fyles, qui dirige cette région australienne, présente également comme une contribution locale, à la sécurité énergétique mondiale (...)
Les aborigènes Nurrdalinji y voient une très mauvaise nouvelle (...)
Les autorités du Territoire du Nord ont assuré que ce projet controversé, qui avait fait l’objet d’un moratoire par le passé, respectera toutes les recommandations formulées dans un rapport parlementaire paru il y a quatre ans.
Le gouvernement fédéral reste muet malgré ses engagements
Sur ce point, la communauté scientifique a de sérieux doutes, tout comme Johnny Wilson, qui regrette que le nouveau gouvernement fédéral à Canberra, malgré des engagements forts en matière de lutte contre le réchauffement climatique et d’inclusion des aborigènes dans les processus de décision, soit pour l’instant resté muet. (...)
Une fois opérationnelle, l’extraction du gaz de schiste dans le bassin de Beetaloo devrait générer près de 90 millions de tonnes de CO2 par an.