Des chercheurs de l’université Columbia suggèrent que les Parisiens résidant à moins d’un kilomètre de la cathédrale auraient été exposés à des niveaux très supérieurs aux données officielles.
Plus d’un an après l’incendie de Notre-Dame, une nouvelle étude souffle sur les braises. Publié jeudi 9 juillet dans la revue GeoHealth, un article rédigé par des chercheurs de l’université Columbia (Etats-Unis) suggère que les Parisiens, en particulier ceux résidant à proximité de la cathédrale, pourraient avoir été exposés à des niveaux de plomb supérieurs à ce que l’on pensait. La toiture et la flèche de l’édifice, parties en fumée dans la nuit du 15 avril 2019, contenaient 460 tonnes de plomb, substance très toxique, même à faible dose, particulièrement pour les jeunes enfants et les femmes enceintes. (...)
la conclusion des chercheurs américains ne manquera pas de raviver la polémique sur la gestion par les pouvoirs publics du risque sanitaire représenté par les retombées de plomb. Ces dernières auraient non seulement été importantes à proximité immédiate de la cathédrale mais jusqu’à un kilomètre de l’édifice. Selon leurs estimations, au total, près d’une tonne de poussières de plomb serait ainsi retombée sur le sol dans cette zone.
Des données qui viennent combler un vide.(...)