Bandeau
mcInform@ctions
Travail de fourmi, effet papillon...
Descriptif du site
France24
France : les députés se prononcent contre l’exclusion des homosexuels du don du sang
Article mis en ligne le 4 avril 2015

L’Assemblée nationale française a adopté à l’unanimité un amendement contre l’exclusion, effective depuis 1983, des homosexuels de la collecte de sang. Un vote symbolique qui n’a, juridiquement, aucune portée pratique.

(...) L’amendement, présenté par le député centriste Arnaud Richard (UDI), a reçu un avis favorable de la ministre de la Santé, Marisol Touraine, bien qu’il soit, a-t-elle précisé, juridiquement dépourvu de portée pratique, le sujet relevant d’un arrêté et non de la loi.

"Lever les discriminations"

La position du gouvernement, a-t-elle dit, est "de lever les discriminations relatives à l’orientation sexuelle, et de leur substituer un critère de comportement sexuel s’appliquant à l’ensemble des donneurs potentiels".

La ministre a annoncé avoir déjà reçu "les préconisations" d’experts que le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) avait jugé nécessaires, sur les risques épidémiologiques. Ceux-ci ont proposé en particulier de remplacer l’exclusion définitive par une exclusion de 12 mois, à l’image de ce qui se fait dans beaucoup de pays, a-t-elle dit.

Dans un avis rendu mardi, le CCNE avait estimé que l’exclusion permanente des homosexuels du don du sang devait être maintenue, dans l’attente d’une réflexion collective et de nouvelles recherches. (...)

François Hollande, avant la présidentielle de 2012, avait promis d’autoriser le don du sang aux homosexuels.Dix des 28 pays de l’Union européenne sont passés d’une exclusion permanente à des contre-indications temporaires, de durée variable en fonction de la prise de risque sexuel. En Italie, Espagne et Pologne, les exclusions temporaires sont du même ordre pour les comportements à risque hétéro ou homosexuels.

En France, en revanche, les interdictions temporaires (en général d’une durée de quatre mois) ne concernent que les hétérosexuels qui ont eu des rapports sexuels à risques (non protégés et/ou avec plus d’un partenaire au cours des quatre derniers mois).