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Marie-Claude Saliceti
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Esclavage, réparations et autogestion
Article mis en ligne le 26 octobre 2017
dernière modification le 25 octobre 2017

L’assemblée générale des Nations unies ayant fait du 25 mars la « Journée internationale de commémoration et d’hommage aux victimes de l’esclavage et de la traite », les anciennes colonies britanniques des Caraïbes cherchent à obtenir de l’ancienne puissance coloniale des réparations pour sa politique esclavagiste. L’auteur[2] interpelle les gouvernements et les mouvements caribéens qui portent cette revendication en leur reprochant de ne pas lier cette revendication à la mise en cause du capitalisme, responsable à l’époque de la traite et de la mise en œuvre de l’économie capitaliste de plantation.

Qualifiant ces gouvernements de « néocolonialistes », il plaide donc pour que les réparations financières légitimes soient utilisées pour sortir « les classes laborieuses de la marginalisation économique ». Cette Journée, écrit-il, devrait servir de moment d’unité pour développer la pression sur les anciens États esclavagistes » (dont la France) pour qu’ils paient des réparations « pour leur participation à l’exploitation économique et à la déshumanisation raciste des Africains réduits en esclavage ».

Cette journée annuelle du souvenir, qu’il qualifie de « progressiste », devrait partout servir à rappeler que le « capitalisme a été l’agent principal » de l’organisation de l’esclavage : « Le suprématisme blanc et le racisme ne sont que des instruments idéologiques utilisés par les esclavagistes capitalistes et par les États européens pour justifier moralement la réduction en esclavage des Africains et pour dissimuler leurs motivations purement économiques. […] Ce n’est pas la couleur de la peau qui a fait l’esclave mais le bas coût de la main-d’œuvre. »

Les quelques propositions qu’il fait pour une telle campagne nous plongent au cœur d’une stratégie autogestionnaire. (...)