Les marmottes, ces petits rongeurs symboles des Alpes, sont encore bien nombreuses à gambader dans les montagnes. Mais le tourisme et le climat pourraient impacter leur survie, voire entraîner leur disparition.
Face à l’affluence — environ 20 000 personnes par an —, les membres de l’association tentent de sensibiliser les visiteurs au respect de ces paisibles animaux, avec des actions ludiques et des petits déjeuners découverte. Mais ils doivent surtout passer du temps sur place pour surveiller. Pauline Majorel, la stagiaire de l’association, se souvient de touristes qui avaient amadoué un marmotton et l’avaient attaché avec un harnais pour chats. « Je leur ai demandé de laisser le bébé tranquille et j’ai menacé d’appeler la police. Ils sont finalement partis », raconte la jeune fille.
Si les marmottes du site restent des animaux sauvages, elles n’ont plus du tout peur des humains. « Il y a une possible perte d’instinct, elles ne sifflent plus lorsqu’elles voient des chiens arriver alors que ce sont des prédateurs. C’est un problème avec les patous, qui sont de véritables chasseurs de marmottes », remarque Annette Lebreton. (...)
Des marmottes victimes de leur succès
Avec le temps et le bouche-à-oreille, le site très facile d’accès est devenu une attraction touristique, mentionnée par les brochures de la ville de Mont-Dauphin et recensé sur Tripadvisor. Il est même intégré au circuit de tour-opérateurs étrangers, dont les touristes débarquent en bus pour une balade éclair. (...)
Face à l’affluence — environ 20 000 personnes par an —, les membres de l’association tentent de sensibiliser les visiteurs au respect de ces paisibles animaux, avec des actions ludiques et des petits déjeuners découverte. Mais ils doivent surtout passer du temps sur place pour surveiller. Pauline Majorel, la stagiaire de l’association, se souvient de touristes qui avaient amadoué un marmotton et l’avaient attaché avec un harnais pour chats. « Je leur ai demandé de laisser le bébé tranquille et j’ai menacé d’appeler la police. Ils sont finalement partis », raconte la jeune fille.
Si les marmottes du site restent des animaux sauvages, elles n’ont plus du tout peur des humains. « Il y a une possible perte d’instinct, elles ne sifflent plus lorsqu’elles voient des chiens arriver alors que ce sont des prédateurs. C’est un problème avec les patous, qui sont de véritables chasseurs de marmottes », remarque Annette Lebreton.
Le manque de neige tue (...)
si les températures continuent à monter aussi vite, la mascotte des Alpes pourrait disparaître. En effet, en hiver, la neige fait office d’édredon, recouvrant leur terrier pour maintenir une bonne température. Si la couche est trop fine, les marmottes peuvent mourir de froid. (...)
La marmotte n’est pas encore considérée comme une espèce en danger. Mais Aurélie Colas estime que son déclin est inexorable si rien n’est fait pour protéger la biodiversité. Reste à savoir combien d’années nous pourrons encore admirer ces mignons rongeurs dans nos montagnes.
Avec le livre « Instants sauvages », Eric Dragesco propose un périple à la découverte de la faune fascinante qui peuple l’arc alpin. https://t.co/p12FYf0Dcp#faunedesalpes #alpes #editionsrossolis pic.twitter.com/wLU5QbBFfq
— Rossolis éditions (@EdRossolis) January 22, 2019