En Inde, la région himalayenne du Ladakh est assaillie par les touristes. Sa capitale, Leh, n’a pas les moyens de gérer les amas de déchets générés, qui finissent dans d’immenses décharges à ciel ouvert. Reportage en images.
Capitale du territoire du Ladakh, la ville de Leh est située à 3 500 m d’altitude, entre le Pakistan et la Chine. Ancien carrefour de la route de la Soie, elle est entourée de nombreux monastère bouddhistes. Son patrimoine culturel attire les visiteurs. En période estivale, la ville passe de 35 000 à 250 000 habitants. (...)
Le Ladakh fut longtemps fermé au tourisme, et s’est ouvert dans les années 1980. Région minérale aux paysages lunaires, la région est également appelée « Petit Tibet » en raison de sa proximité culturelle et linguistique avec son voisin bouddhiste. (...)
À la sortie de Leh, la route carrossable la plus haute du monde qui mène au col du Kardung, à 5 600 mètres d’altitude, est jonchée de déchets sur une dizaine de kilomètres. Le développement du tourisme va de pair avec celui du réseau routier. (...)
À Leh, touristes et habitants jettent leurs détritus à même le sol, sur lequel les éboueurs les ramassent. Les circuits de recyclage des déchets ne fonctionnent pas. (...)
Les déchets sont devenus un sujet important. À tel point que les écoles organisent des campagnes de sensibilisation contre la pollution plastique (...)
Des gigantesques décharges, comme celle de Choglamsar, dans le district de Lehk, grandissent à l’abri des regards en périphérie de la zone urbaine. Le « Bomb Guard » de Chomglamsar est un immense terrain recouvert de déchets, qui s’accumulent depuis des années. (...)
Cette décharge est envahie par les chiens sauvages, agressifs et affamés, rendant l’accès au site particulièrement dangereux. (...)
À la sortie de la ville de Choglamsar, près de Leh, les rives de l’Indus sont envahies de plastiques et d’ordures. L’Indus constitue une réserve importante d’eau douce pour ce territoire désertique. La plupart des maisons ne disposent pas d’eau courante, et dans beaucoup de villages il faut encore aller remplir ses réservoirs.