1er Mai 2017 : les étudiant-es de l’Université d’Oberlin (Ohio, États-Unis) boycottent le restaurant universitaire pour exiger la rupture du contrat accordé par les autorités universitaires à l’entreprise mal nommée Bon Appetit (ça ne s’invente pas !). (...) le syndicat qui représente les salarié-es de Bon Appetit, la SLAC décide d’organiser une journée d’action pour protester à la fois contre la mauvaise qualité des repas, le management de l’entreprise (licenciements, bas salaires, harcèlement, etc.) et les liens entre Bon Appetit et l’industrie des prisons privées.
(...)
La coalition revendique ainsi l’autogestion du restaurant universitaire comme une alternative au remplacement d’une firme par une autre : « Nous voulons un restaurant universitaire autogéré où le personnel et la communauté étudiante prendront les décisions et seront les interlocuteurs de la direction de l’Université. »
Bon dodo
Toujours sur le campus d’Oberlin, la coopérative étudiante (OSCA) loge près de 200 étudiants dans quatre résidences et en nourrit près de 600 dans trois restaurants. Budget 2 millions de dollars ! À noter qu’il existe des coopératives homologues ur d’autres campus, notamment à Berkeley et Ann Arbor.
L’OSCA est entièrement géré par les étudiant-es qui sont à la fois usagers et « producteurs » (cuisine, entretien, administration, etc.). Chacun-e fournit au minimum une heure de travail par semaine
L’OSCA gère également une épicerie communautaire où l’on trouve les produits d’une « coopérative sœur » du Nicaragua…
Certes le système s’en accommode, mais nul doute que ça change (un peu) la vie et (un peu) la donne.