Contre l’aéroport et son monde, chacun apporte sa pierre. Parmi les nombreuses composantes de la lutte, les clowns activistes jouent leur partition, mélange aigr
Au cœur de la forêt de Rohanne, le hameau de la Chat-Teigne se réchauffe doucement sous le soleil de février. Dans la cuisine collective, une chèvre barbichue boulotte une affiche informant de l’émergence d’autres Zads. Quelqu’un tente de sauver ce qu’il reste de l’information, avant que l’animal ne s’attaque au seau destiné au compost.
Soudain des hrurlements sauvages retentissent dans la salle de réunion : TATATATATAAAAAAAAA ! Al’intérieur, une vingtaine de clowns signalés par leur nez rouge en plastique s’effondrent au sol, tandis qu’un forcené hilare continue de mimer une rafale de mitraillette. Tout va bien, c’est juste le Tatata, un jeu bien connu des nez rouges et des forces de l’ordre. Pause café.
"C’est un état d’être" (...)
Armé de sa bienveillance et son plumeau, le clown se donne notamment un rôle de médiateur auprès du public en le faisant interagir ou en désamorçant les tensions lors d’actions ou de manifestations. Mais aussi auprès de la police, avec toute une panoplie d’armes « de dérision massive » et le refus de toute violence comme principe de base. Difficile en effet de gazer une nuée de gentils clowns pourtant très énervants qui jouent à "1,2,3 Soleil" devant un cordon de gendarmes mobiles, ou se lancent des saucisses en plastique… (...)