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victoire retentissante pour les défenseurs de l’environnement et du patrimoine : le projet de déviation de Beynac vient d’être annulé par la justice.
Article mis en ligne le 11 décembre 2019

La cour administrative d’appel de Bordeaux vient de confirmer ce mardi l’annulation du chantier de la déviation de Beynac en Dordogne. Elle confirme ainsi le jugement rendu le 9 avril par le tribunal administratif de cette même ville. La cour ordonne la suspension des travaux de la déviation de Beynac et condamne le Département de la Dordogne à démolir les ouvrages déjà construits et à remettre le site en état dans un délai d’un an. Selon la cour, aucune raison impérative d’intérêt public majeur n’autorisait l’État, qui avait autorisé l’opération, à déroger au Code de l’environnement.

C’est une victoire retentissante pour les défenseurs de l’environnement et du patrimoine : le projet de déviation de Beynac vient d’être annulé par la justice. La cour administrative d’appel de Bordeaux a confirmé ce mardi 10 décembre le jugement prononcé en première instance par le tribunal administratif le 9 avril dernier. Elle annule l’arrêté préfectoral du 29 janvier 2018 autorisant les travaux, ceux ci étant suspendus depuis presque un an et demande la démolition des éléments déjà réalisés. (...)

Le 9 avril dernier, les opposants obtenaient une première victoire avec l’annulation de l’arrêté préfectoral du 29 janvier 2018. Le 28 décembre 2018, le Conseil d’Etat décidait de suspendre le chantier, en argumentant que le projet du Conseil départemental de la Dordogne ne répondait pas à une raison impérative d’intérêt public présentant un caractère majeur.

Le Département va saisir à nouveau le Conseil d’Etat

Les opposants se réjouissent de la décision prise ce mardi : pour Philippe d’Eaubonne, président de l’association Sauvons la vallée de la Dordogne : « Après 30 ans de combat, c’est une victoire que nous accueillons avec soulagement, mais que de temps perdu, que de procédures pour faire primer le droit et le bon sens  ! ». La Sépanso du Sud Ouest redoute que tout soit mise en oeuvre pour retarder la remise en état du site.
Est ce pour autant l’épilogue d’un dossier vieux de trente ans ? Ce n’est pas certain. S’il ne se dit pas surpris par la décision, Germinal Peiro, le président du Conseil départemental informe qu’il va saisir le Conseil d’Etat pour sortir de cette situation ubuesque