Après 14 ans à la tête du pays, le parti conservateur britannique laisse sa place aux travaillistes, menés par Keir Strarmer. Si l’ancien avocat spécialiste des droits humains a d’ores et déjà assuré que son gouvernement supprimerait le Plan Rwanda, il défend en revanche une position ferme sur l’immigration irrégulière.
(...) À l’annonce des résultats, cet ancien avocat spécialiste des droits humains a promis d’incarner le "changement" et "un renouveau national" une fois à Downing Street.
Un engagement qu’il compte bien mettre à profit sur le volet migratoire, un des sujets pivots de la campagne. Cette question sera plus particulièrement à la charge d’Yvette Cooper, nommée à la tête du Home office, l’équivalent du ministère de l’Intérieur. Cette dernière s’occupe du sujet depuis 2021 au sein du Labour, après avoir déjà occupé ce poste entre 2011 et 2015.
Suppression du Plan Rwanda
Première mesure d’ampleur annoncée il y a déjà quelques mois par Keir Starmer : la suppression du Plan Rwanda, qu’il juge coûteux et inefficace. Défendue bec et ongles par les conservateurs depuis son annonce en avril 2022, cette loi prévoyait l’expulsion vers Kigali des demandeurs d’asile arrivés illégalement au Royaume-Uni - via la Manche notamment. Très critiqué par les ONG et nombre d’instances internationales depuis deux ans, bloqué à plusieurs reprises par la justice britannique, le projet ne s’est finalement jamais concrétisé. (...)
Les premières interpellations de demandeurs d’asile en vue de leur expulsion au Rwanda avaient pourtant commencé en mai, avec l’objectif de faire décoller les premiers vols en juillet. Les personnes arrêtées avaient finalement été relâchées le 12 juin dernier.
"Commandement d’élite" à la frontière
Si le Labour affiche une position plus humaine avec la suppression du Plan Rwanda, le parti défend tout de même une position ferme sur l’immigration irrégulière. En d’autres termes, il ne compte pas ouvrir de voies d’immigration légales vers le Royaume-Uni.
Lors de la présentation de son programme en mai, Keir Strarmer, le nouveau Premier ministre, a promis de gérer la question migratoire en luttant avant tout contre les passeurs. Concrètement, le Britannique s’engage à réaffecter les fonds du programme rwandais – dont le coût a été estimé à 541 millions de livres sterling sur cinq ans, d’après The Guardian – à la création d’un nouveau "commandement d’élite de la sécurité des frontières". Il entend ainsi faire du Royaume-Uni un "territoire hostile" pour les réseaux de trafiquants qui organisent les périlleuses traversées de la Manche. "Nous vous trouverons, nous vous arrêterons, nous protègerons vos victimes", avait-t-il lancé.
Pour ce faire, le nouveau Premier ministre prévoit une augmentation des contrôles à la frontière franco-britannique, inspirées de la lutte anti-terroriste. (...)
Les premières interpellations de demandeurs d’asile en vue de leur expulsion au Rwanda avaient pourtant commencé en mai, avec l’objectif de faire décoller les premiers vols en juillet. Les personnes arrêtées avaient finalement été relâchées le 12 juin dernier.
"Commandement d’élite" à la frontière
Si le Labour affiche une position plus humaine avec la suppression du Plan Rwanda, le parti défend tout de même une position ferme sur l’immigration irrégulière. En d’autres termes, il ne compte pas ouvrir de voies d’immigration légales vers le Royaume-Uni.
Lors de la présentation de son programme en mai, Keir Strarmer, le nouveau Premier ministre, a promis de gérer la question migratoire en luttant avant tout contre les passeurs. Concrètement, le Britannique s’engage à réaffecter les fonds du programme rwandais – dont le coût a été estimé à 541 millions de livres sterling sur cinq ans, d’après The Guardian – à la création d’un nouveau "commandement d’élite de la sécurité des frontières". Il entend ainsi faire du Royaume-Uni un "territoire hostile" pour les réseaux de trafiquants qui organisent les périlleuses traversées de la Manche. "Nous vous trouverons, nous vous arrêterons, nous protègerons vos victimes", avait-t-il lancé.
Pour ce faire, le nouveau Premier ministre prévoit une augmentation des contrôles à la frontière franco-britannique, inspirées de la lutte anti-terroriste. (...)
Autre outil proposé par Keir Starmer, des accords européens et bilatéraux, qu’ils souhaite plus nombreux pour enrayer les départs de migrants vers le sol britannique. Il s’est dit également dit prêt à travailler avec le Rassemblement national (RN) en France si le parti d’extrême-droite devait gouverner. (...)
Réforme du système d’asile
Par ailleurs, le parti travailliste prévoit de "rebâtir l’intégrité et les règles du système d’asile" britannique. Ainsi, des centaines de travailleurs sociaux seront recrutés pour une nouvelle unité chargée d’étudier les demandes d’asile. "Nous maintiendrons la tradition dont nous sommes fiers en tant que nation, qui consiste à soutenir ceux qui fuient les persécutions", avait clamé en mai Keir Starmer. (...)