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France24/AFP
Unique au monde, la campagne pour l’élection des juges et magistrats au Mexique est lancée
#Mexique #juges #magistrats #elections #suffrageuniversel
Article mis en ligne le 2 avril 2025
dernière modification le 31 mars 2025

La première élection au suffrage universel des juges et des magistrats, prévue le 1er juin, se prépare au Mexique et la campagne est lancée. Le scrutin s’inscrit dans le cadre de la réforme du pouvoir judiciaire voulue par la gauche au pouvoir et contestée, notamment par les États-Unis.

C’est une campagne unique au monde par son ampleur qui a commencé dimanche 30 mars au Mexique. Le 1er juin, près de 100 millions d’électeurs seront appelés à désigner au suffrage universel 881 juges et magistrats fédéraux, ainsi que 1 749 au niveau local, en vertu d’une réforme constitutionnelle du pouvoir de gauche en place.

"À partir d’aujourd’hui (dimanche) et jusqu’au 28 mai, c’est le moment des campagnes pour les candidatures au pouvoir judiciaire", selon un message de l’Institut national électoral (INE) sur les réseaux sociaux

Les candidats sont obligés de ne pas dépasser un plafond de dépenses situé entre 10 800 et 72 000 dollars. Ils feront principalement campagne sur les réseaux sociaux, n’ayant accès ni à la publicité, ni aux médias. Autre différence avec les campagnes politiques traditionnelles : ils ne pourront pas organiser de réunion publique.

Une réforme critiquée jusqu’aux États-Unis

En Bolivie, les hauts magistrats sont également élus par un vote populaire, mais pas les juges ordinaires, qui sont désignés par un conseil de la magistrature.

L’ex-président Andres Manuel Lopez Obrador, qui a installé la gauche au pouvoir en 2018, a promulgué en septembre la réforme au nom de la lutte contre la "corruption" au sein du pouvoir judiciaire, et de l’établissement d’un "réel État de droit".

L’élection des juges menace l’indépendance de la justice et la séparation des pouvoirs, selon la Cour suprême actuelle et les États-Unis, qui se sont inquiétés pour la sécurité juridique de leurs investissements privés au Mexique. (...)

La politique de l’ex-maire de Mexico est approuvée par près de 85 % de la population, d’après les sondages. (...)